"L'oeuvre de
Jean Paul Lemieux, si particulière et personnelle qu'elle soit, n'en
demeure pas moins la meilleure introduction, la plus précise, la plus
exacte, la plus rêveuse et la plus poétique à notre pays,
immense et désert, habité, de-ci, de-là par des créatures
éprouvant la vie et la mort, dans l'étonnement des premiers jours
du monde." Anne Hébert
Cet ouvrage présente l’un des plus grands peintres canadiens du 20e siècle, Jean Paul Lemieux (1904-1990). Ce peintre a réinventé la figuration à la limite de l’abstraction pure tout en cherchant à circonscrire la subjectivité nordique à travers l’espace et le temps. Cette étude examine la démographie du peintre, sa géographie imaginaire, ses solitudes hivernales, ses angoisses, sa mélancolie boréale. En même temps qu'elle décode de cette peinture les messages cachés des horizons ou le sens secret de postures fétiches, elle dégage les composantes délicatement passionnelles des scènes et, de tableau en tableau, tente de reconstituer le Récit subjectif qui se trame derrière eux et les unifie. Se mettent ainsi au jour la profonde moralité du peintre et la fonction civilisatrice de l’art.
"... un livre surabondant en audaces et vues originales. Il en surprendra plus d'un, avec ses innovations langagières. C'est, en effet, le langage réinventé de la critique d'art. (...) le livre ne décevra personne. Car il comble d'importantes carences. Avec ses innovations critiques, il ne surprendra cependant pas les admirateurs d'un écrivain qui a déjà relevé tant de défis, venus de tous les genres qu'il a traités. (...) aussi substantiel qu'innovateur..." Clément Marchand, Société Royale du Canada, nov. 1996.
"Est-ce parce que je suis un littéraire que cet ouvrage m'a à ce point séduit ? Mais il est si fluide, si peu accablant à côté de ceux de ces théoriciens et critiques d'art trop souvent empêtrés dans un illisible jargon ! L'Univers de Jean Paul Lemieux ouvre des portes insoupçonnées sur l'oeuvre. C'est là une chose plutôt rarissime dans le milieu." Frédéric Martin, Lettres québécoises 85, Printemps 1997, 49.
"...analyse non conventionnelle (...) dont la critique d'art officielle aurait intérêt à s'inspirer pour assurer l'évolution de sa propre démarche. (...) il renouvelle en effet fort heureusement le genre." Raymond Bernatchez. La Presse, 20 oct. 1996, B-6.
"Jamais Lemieux n'aura paru aussi... intéressant". S. Aquin, Le Journal de Montréal, sept. 1996.
"... ça m'a fasciné ..." Victor-Lévy Beaulieu, Sous la couverture, Télévision de la Société Radio-Canada, le 20 oct. 1996. Rediff. TV5 International, le 26 oct. 1996."En mettant en relation des personnages et des décors, des situations, des motifs, des formes, des mouvements, en étudiant le cadrage des personnages, en réfléchissant sur la représentation de l'espace et de la durée, Gaëtan Brulotte parvient à dégager de l'oeuvre de Lemieux les scènes constitutives d'une grande épopée subjective, les scènes d'un récit intime, personnel et familial perdu; il réussit, ce faisant, à nous convaincre de la profonde intériorité de ces tableaux..." Robert Saletti, Le Devoir, 7 sept. 1996, D-8.
"L'auteur y a consacré, ce n'est pas rien, huit ans de sa vie. Le profane y voit l'ouvrage d'un fin connaisseur." Anne-Marie Voisard, Le Soleil, 1er sept. 1996.
"C'est une étude sérieuse, captivante, sensible et accessible. Pour parfaire vos connaissances et pénétrer d'une manière nouvelle dans le monde de la peinture." Serge Bureau, Le Quai des livres, Radio-Canada, 27 sept. 1996.
"Ecrit dans un langage clair et accessible, ce livre, fort intéressant, est incontournable pour les amoureux de la peinture." S. Desjardins, Le Fleuve 14 sept. 1996.
"Ce précieux document nous fait justement connaître le peintre grâce à des analyses dignes de spécialistes en la matière." François G. Cellier, Le Magazine 7 Jours, 0ct. 1996, 103.
“L’aventure de Brulotte mérite d’être partagée par tout lecteur qui aime Jean Paul Lemieux (…) L’ouvrage a le mérite d’amener la critique d’art vers de nouvelles voies.” Céline Dudemaine, Etudes francophones (USA) III.1, 1998, 242.
« L’auteur fait de ses analyses "des exercices d’émoi devant les tableaux". L’émotion étant ce qui se transmet le mieux quand on a du style, chaque page nous touche et nous invite à revisiter cette oeuvre… » Pierre Karch, University of Toronto Quarterly 69.1 (Winter 1999-2000) : 505.