Rempli de trouvailles et de singularités narratives, explorant de nouveaux sentiers pour dire le monde et réinventant l'art de la nouvelle, ce recueil jette un regard oblique, à la fois sensible et ironique, dur et ludique, sur diverses facettes de la société actuelle dont le suivisme, la rationalité, les clichés, la religion, les mégapoles, l'identité, la solitude, la thérapie, la justice, les apparences, le travail, le star system, l'ère du vide, l'obscurantisme, la vanité, l'opportunisme, la langue de bois, l'exil, les a priori culturels, ou les concessions déraisonnables dans l'ouverture aux autres. Gens ordinaires, mais aussi originaux et détraqués défilent sous nos yeux dans un mélange de drôlerie et de pathétique. Dans un quotidien insolite en quête du sens, l'auteur ne cesse de promouvoir la conscience accrue des choses, la vérité des corps, les délices sensoriels et les reconfigurations du bonheur sans oublier la réflexion existentielle qui caractérise son œuvre.
« La forme de ces récits est volontiers éclatée, morcelée, et chaque page témoigne d'une remarquable maîtrise du genre et de ses codes. En somme, comme toujours chez Brulotte, l'ensemble est ficelé avec finesse, intelligence et inspiration et, qui plus est, agrémenté de cet humour aussi caustique que discret, marque de commerce de ce grand maître du genre. » Stanley Péan, Le Libraire, Québec, No 18 (Printemps 2003), 7.
"La vie courante est ici analysée (...) avec un don très vif de l'observation, une acuité d'esprit incomparable, la finesse de l'humour et l'acidité de l'ironie et du sarcasme. (...) Sont pris à parti l'injustice, l'hypocrisie, la bêtise, l'imposture, quel que soit l'habit qu'elles revêtent. Il faut souligner l'art tout à fait personnel avec lequel le nouvellier nous accroche et nous séduit: sa minutie du détail, le choix du mot juste, qui atteint sa cible, de nombreux effets de style, le ton apparemment désinvolte mais terriblement efficace (...) Son recueil est un bijou. Lisez-le !" Gilles Dorion, Québec français 129 (Printemps 2003) : 9
"(…) Les personnages de Brulotte n'ont rien de simple, ils sont même archi-complexes -toujours en état de questionnement (...) les douze nouvelles de La vie de biais forment un tout d'une grande complexité thématique, esthétique et formelle. (...) Depuis Le Surveillant (...) Brulotte n'a cessé d'explorer de nouvelles avenues pour dire le monde. (...) Il y a (...) des nouvelles qui parlent d'amour (...) d'une manière souvent étrange, toujours fascinante, jamais "simple". (...) le texte se donne à lire comme (...) une écriture thématisant (...), esthétisant des visions du monde critiques et ironiques. C'est ce que l'on appelle l'exigence de la forme." Michel Lord, "Rien n'est simple", Lettres québécoises, Montréal, 110 (été 2003), p. 27-28.
"(...) douze univers insolites, parfois à la limite du fantastique (...) Absolument imprévisible (...) d'une drôlerie irrésistible (...) chacune a un ton particulier, une écriture, une structure qui lui est propre (...) Ce recours à des structures originales, ainsi que l'admirable maîtrise de l'écriture font la force de La vie de biais. A marquer d'une pierre blanche." Hélène Rioux, XYZ, la Revue de la nouvelle No 73, Montréal (Printemps 2003), 77-78.
"Beach Hotel, texte bref d'une remarquable efficacité. (...) Dans l'ensemble Le Complexe de Putiphar est une charge sociale assez vive, servie avec un humour constant. (...) consiste à fignoler des tableautins qui sont des bijoux de style, pleins de finesse et de nuances." Réginald Martel, La Presse, Montréal, le 8 déc. 2002, F-2.
"Tout est décortiqué sous sa plume efficace et rigolote." Francine Fiore, Le Babillart, le 24 février 2003.
"Un virtuose", "des vies de fous", "à la manière de Kafka", "un discours éclaté"
Stanley Péan, www.radio-canada.ca - zone Culture.html, avril 2003.